15 janvier 2019
Retour sur les échanges "l'impact des nouvelles technologies pour l'éducation et des sciences" lors du Forum Gaïdar
RANEPA, Moscou

 

Frédérique Vidal, Ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation a défini lors de son intervention au Forum Gaïdar les défis de société face aux nouvelles exigences en matière d'éducation : repenser les modes d’éducation afin que ceux-ci soient mieux adaptés aux jeunesses d’aujourd’hui, permettre l’accessibilité du savoir au plus grand nombre, reconnecter le monde académique au monde de l’entreprise, constituent les 3 piliers autour desquels la Ministre invite chaque acteurs du monde de l’enseignement à réfléchir et à être force de proposition.

 Au cours des échanges, des experts français et russes ont abordé la question de la personnalisation de carrières au cours de l’enseignement. Il est à envisager que le diplôme standard disparaisse au profit d’une version digitalisée du programme classique « professeur-étudiant » dans la formation des compétences et leur vérification. Parmi les domaines de coopérations sectorielles majeures, les experts ont identifiés : la macro-technologie de l'intelligence artificielle et technologie génomique de l'agriculture de pointe.Jean Chambaz, président de l’Université de la Sorbonne souligne que «parler des problèmes d’éducation à venir implique de comprendre ce que nous entendons par avenir et de quel avenir nous parlons. Nous devons rendre service à la société et adapter l’éducation aux demandes et aux besoins de la société ». 

 

Emmanuel Tric, président de l'Université Nice Sophia Antipolis, a évoqué l’importance du développement de l'interdisciplinarité dans les milieux universitaires et leur intégration dans une économie globale à l’échelle régionale. Ce volet est considéré par les experts comme un élément d’évolution du rôle socio-économique des universités.  Dans le contexte ou la société d’information n’a de cesse de se répandre à une échelle globale, le rôle des universités vise à la fois la diffusion des méthodes appropriées pour traiter de l’information et à permettre d’évaluer la qualité de celle-ci.  Le président de l’Université Nice Sophia Antipolis déclare que : «La jeunesse d’aujourd’hui doit saisir la société dans laquelle elle vivra demain et ceci déterminera à quelle société nous devons nous préparer, car l'intelligence artificielle n'est pas qu'une affaire de mathématique, elle va aussi avoir des répercussions sur le développement des sociétés».  

Andrei Fursenko, modérateur des discussions et conseiller spécial du président de la Fédération de Russie, a proposé les experts des deux pays à définir les axes de coopération les plus pertinents entre La Russie et la France dans le domaine de l'éducation, de la science et du développement intellectuel. 

Mikhail Kotyukov, ministre de la Science et de l'Enseignement supérieur de la Fédération de Russie, a répondu en indiquant que la signature de l'accord sur la feuille de route entre la France et la Russie en marge du Forum économique international de Saint-Pétersbourg s’était fondée sur une expérience significative, à savoir le développement de laboratoires collaboratifs et la mise en place de programmes éducatifs collaboratifs. 

Cette feuille de route prévoit le renforcement des coopérations scientifiques, technologiques et universitaires. La création de centres de recherche collaborative de renommée mondiale dans le domaine des mathématiques en est un bon exemple. Le second axe important concerne le développement des infrastructures scientifiques et la participation à des programmes tels que ITER, ESRF… Le programme russe de méga-science en physique nucléaire, le parc de recherche et le programme NICA sont viables pour la France. Enfin, le troisième axe concerne la coopération entre les universités, les programmes collaboratifs, y compris les doubles diplômes et les universités en réseau, et les universités franco-russes.

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